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Terres Perdues

by Maxime Daviron

France | Espagne | Canada | 2012 – 2022

Il émane une certaine puissance des hautes altitudes sauvages. De vaporeux sentiments s’y entremêlent : fascination, angoisse, humilité. Une étrangeté omniprésente éveille en nous des instincts enfouis, ramenant l’esprit au stade d’une sorte de contemplation craintive face aux forces brutes qui semblent habiter ces immensités.

C’est de cet état de conscience introspectif que “Terres Perdues” puise ses racines. La démarche de la série est avant tout artistique : sous des influences picturales et cinématographiques, elle cherche également à raconter une histoire dans chaque image ; rassemblant les fragments de visions insoupçonnées dans l’idée d’évoquer un monde primitif, antérieur à l’anthropocène. En cela, les éléments climatiques les plus tourmentés agissent comme un révélateur, exacerbant le “sauvage” qui règne dans cet univers vertical.

– Le Soleil est absent, le Silence est maître. –

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France – Espagne | 2017 – 2022

L’atmosphère est puissante, sans un bruit, seul le grondement étouffé et intimidant du tonnerre se diffuse dans la nuit. Tension avant la rupture s’inscrivant dans une véritable cénesthésie de l’orage, affût d’un esprit livré à un cortège de stimuli frénétiques.

Les éléments s’animent. Atmosphères de nuits noires, tranchées de lueurs erratiques ; apparitions imprévisibles marquées de persistances rétiniennes ; ombres mouvantes, masses vivantes de vapeur ; grondements et fracas en échos étirés, houle sonore oscillante et interminable. Les orages nocturnes sont en haute altitude une expérience irrationnelle et unique, une immersion qui se doit d’être vécue en solitaire.

Et soudain, la rupture se produit.

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Æther

by Maxime Daviron

France – Espagne – Canada | 2011 – 2022

Lumières oniriques, monts lointains, couleurs étranges… Alors que le soleil s’élève ou que le crépuscule s’achève, à la lueur du jour comme dans l’obscurité nocturne, parfois naît un instant évocateur d’autre temps, un moment éphémère unique révélant les nuances nouvelles d’un paysage perdu.

Dans la mythologie grecque, Æther personnifie la partie supérieur du Ciel, celle où plane l’air le plus clair et le plus pur – l’air que respirent les dieux. Des siècles plus tard, aucun temple dédié à son culte n’aurait été découvert. Mais quels temples imaginer pour évoquer un tel symbole, si ce n’est ceux que constituent les plus hautes cimes, baignées par la clarté des lumières qu’on ne trouve qu’en ces altitudes.

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Into The Woods

by Maxime Daviron

France – Espagne – États-Unis – Canada | 2012 – 2022

Royaume peuplé de hautes silhouettes effilées, la forêt, sombre et silencieuse, est un lieu de mystères et de paix. Cerné par le bruissement des feuilles et les claquements des cimes qui s’entrechoquent, alors que se faufilent les premières lueurs de l’aube à travers la brume, le voyageur qui s’y aventure découvre un monde caché, loin du bruit des Hommes.

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États-Unis – Espagne – Émirats Arabes Unis | 2013 – 2022

“Le désert est le milieu de la révélation, il est génétiquement et physiologiquement autre, sensoriellement austère, esthétiquement abstrait, historiquement hostile… Ses formes sont puissantes et suggestives. L’esprit est cerné par la lumière et l’espace, par la nouveauté cénesthésique de la sécheresse, par la température et par le vent. Le ciel du désert nous entoure de toute part, majestueux, terrible. Dans d’autres lieux, la ligne d’horizon est brisée ou cachée ; ici, unie à ce qui se trouve au-dessus de notre tête, elle est infiniment plus vaste que dans les paysages ondoyants et les régions de forêts.”

Paul Shepard – L’Homme Dans Le Paysage

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While We Sleep

by Maxime Daviron

France, Espagne, États-Unis | 2009 – 2022

Altérité furtive et fulgurante, déchirure aveuglante à travers la nuit noire, la foudre nocturne imprime sa persistance tant sur mes rétines que dans mon esprit depuis plus de quinze saisons. Animé par cette fascination obsessionnelle, je tente de la figer sur mon capteur saison après saison, et d’insuffler une âme cinématographique à ces atmosphères que cachent la nuit.

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The High Moor

by Maxime Daviron

Mars 2019 | Cézallier, France

L’hiver touche à sa fin sur les hauts plateaux. Un vent glacial balaye la lande qui se métamorphose à mesure que la neige fond, dévoilant entre ses tâches éparses une herbe encore ternie par le froid. Seules présences perceptibles, de longues nuées d’oiseaux s’étirent sous un ciel sombre, ondulant au-dessus des collines, des arbres solitaires et des maisons perdues ; tandis qu’enfin commencent à percer les premiers rayons du soleil de mars.

Cette série est le portrait d’un territoire oublié à une saison où nul ne le traverse. Construite comme une succession de plans cinématographiques, elle est influencée par le travail d’Andreï Tarkovski, certaines peintures d’Andrew Wyeth ou encore l’atmosphère de films et séries comme Fargo.

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Juin 2017 | Haute-Loire, France

Une lueur bleutée enveloppe la région alors que la brume s’installe et qu’un orage s’éloigne… Le bruit diffus d’un moteur tranche le silence à la lisière de la forêt, et son écho se perd doucement entre les sapins. Les minutes défilent, suspendues. La lumière s’étiole, et les couleurs se diluent peu à peu dans une nuit naissante.

Errance crépusculaire, cette série est directement inspirée des albums “A Fine Day To Exit” et “The Pessimist” du groupe de rock progressif britannique Anathema. Elle puise ses influences visuelles dans le cinéma : plus particulièrement de certains films de Jeff Nichols, Steven Spielberg et David Lynch ; mais également des peintures d’Edward Hopper ; ou encore de l’esthétique mystérieuse des photographies de Gregory Crewdson, et son habitude de multiplier les fausses pistes dans chacun de ses “tableaux”.

Elle prend pour décor une région déserte du centre de la France, évocatrice de cette Amérique rurale si profondément ancrée dans notre imaginaire. Construite comme une séquence ou un storyboard, elle dévoile ces neuf scènes comme des indices que l’on disséminerait plan après plan – laissant au spectateur le soin d’imaginer l’histoire en filigrane.

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