07 - 13/11/2014 : Road trip d'Automne

L'automne. Si je devais ne garder qu'une saison, ce serait celle-ci. Les ambiances sont très spéciales, les couleurs délavées oscillent entre tons chauds et teintes pastel. Une sorte de mélancolie paisible se dégage de ces quelques mois, alors que la neige commence doucement à recouvrir les sommets.

Il était donc inévitable de partir pour l'un de ces traditionnels road trips, en direction de l'ouest de la chaîne pyrénéenne, avec pour première étape la forêt d'Iraty.

Le 7 novembre, en début de soirée, nous partons. Et vers 23h30, nous voilà sur un plateau non loin du port de Larrau. La pleine lune illumine les cimes enneigées, sous un ciel nuageux.

 


  • Jour 1 : Iraty

L'aube au port de Larrau, première du voyage. Une belle scène côté espagnol, et une petite mer de brume sous les premiers rayons du soleil.

Lumières automnales, sur la route d'Iraty.

Et finalement, nous arrivons dans la fameuse forêt... Ici plus qu'ailleurs, les hêtres arborent des couleurs flamboyantes.

Quelques rafales font pleuvoir sous les arbres, alors que le soleil atteint le sous bois.

Commence alors une errance à travers les forêts, en quête de lumières.

Puis le temps change... Le vent s'intensifie, le ciel se charge. Nous grimpons sur les hauteurs, et nous hissons jusqu'à un rocher surplombant la forêt. Ici, l'automne s'achève, les couleurs sont plus ternes, mais l'ambiance n'en est pas moins prenante, alors que de puissantes rafales de vent soufflent sur la montagne.

De retour sur la route près du col voisin, le ciel s'assombrit plus encore. Les nuages traduisent l'atmosphère tempétueuse qui s'avance.

Décision est alors prise de partir, la météo se dégradant et les prévisions pour la suite ne s'arrangeant pas. Nous filons plus à l'ouest encore, descendons des montagnes et passons près de l'océan, par Saint Jean de Luz, avant de tracer au sud, vers l'Espagne, et le parc naturel de Gorbeia.


Jour 2 : Gorbeia

A l'aube, nous partons chercher ces hêtres si particuliers que l'on croise dans la région. Mais il s'avère que, bien qu'il y en ai là aussi, nous nous sommes trompé de secteur.

Nous marchons quand même dans ces forêts, et entrons dans une première plantation de cyprès.

Nous reprenons donc la route, et arrivons alors au cœur de Gorbeia. L'endroit est fréquenté, alors nous partons une fois encore dans l'un de ces sombre sous bois de cyprès, où l'ambiance est si particulière...

Puis une averse fait fuir les promeneurs, et nous pouvons pleinement profiter de la scène alors que le soleil perce de nouveau et baigne de lumière les hêtres moussus.

Le soleil décline peu à peu, nous prenons un peu de hauteur en partant sur les collines, dans la campagne. Lumières et couleurs s'allient alors dans une atmosphère paisible, au dessus des forêts et des sommets.

Le jour s'éteint, et nous retournons dans les forêts contempler le crépuscule.


Jour 3 : Gorbeia - Argelès

Au matin du 10 novembre, une fine couche de brume enveloppe la cime des arbres. La température est encore descendue, l'endroit est désert...

Nous remontons ensuite vers une grande forêt de cyprès... Le soleil perce la brume. De grands rayons de lumière se forment, changeants à mesure que j'avance. Mon errance est guidée par la lumière, et je marche plus d'une heure durant, au hasard, entre les grands troncs droit des cyprès, croisant lièvres, geais et oiseaux divers... Un instant simple et magnifique.

Nous reprenons la route, après cet instant contemplatif. Retour en France, pour notre dernière étape. Une bonne partie du trajet se fera dans un épais brouillard, avant de retrouver le soleil sur l'autoroute traversant les montagnes basques en succession de tunnels.

Après une pause à Saint Jean de Luz, nous partons pour Argelès-Gazost, où nous prendrons une nuit de repos à l'hotêl, et quelques bières bienvenues.


Jour 4 : Vallée de la Fruitière

Dernier jour. Nous partons pour la vallée de la Fruitière.

Le temps se dégrade une fois encore, il neige sur les sommets, la visibilité se réduit. Nous marcherons jusqu'à la cabane de Pouey Caut, le temps d'y manger un peu. L'instant reste assez beau, les cimes sont baignées d'un voile blanc vaporeux... Le froid s'installe.

En direction du pic de Labas...

Ainsi s'achève ce voyage automnal. Et comme à chaque fois, prendre la route du retour donne un léger pincement au cœur...

Peut-être aussi parce que cet automne sera le dernier que j'aurais passé dans les Pyrénées avant quelques temps, étant donné qu'en mars ou avril, nous partirons pour le Canada pour un an ou deux. La suite m'est encore inconnue.