19 & 20/07/2013 : Voyage avorté dans le désert des Bardenas

Vendredi 12 juillet 2013. Nous partons de Toulouse avec un ami en direction de l'Espagne et du désert des Bardenas. Petite halte à Biarritz pour voir des amis et se baigner un peu, il fait déjà une chaleur étouffante, l'océan est donc plus que bienvenue...

Nous reprenons la route et filons vers Pampelune, puis un bout de voie rapide nous mène finalement aux petites routes sinueuses de l'Espagne profonde. Une ambiance orageuse s'installe, comme attendu, mais je reste encore dubitatif quant à la potentielle activité électrique nocturne.

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Nous passons devant une sorte de chapelle abandonnée. Nous nous y arrêtons 5 minutes pour faire quelques images, je filme un peu... L'ambiance est agréable, les western spaghettis sont ancrés dans mon esprit face à l'édifice en friches.

En réalité les rushes sont mieux que les photos que j'ai pu y faire, voici une capture vidéo donnant une idée.

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Finalement nous arrivons aux portes du désert avec Ennio Morricone tournant à fond dans la voiture... Un orage s'est finalement lancé face à nous. L'ambiance est démente sur l'immense ligne droite menant au dernier village avant le désert, l'adrénaline monte !

Malheureusement, il finit par diminuer d'intensité, et notre enthousiasme redescend également d'un cran quand nous nous perdons dans les méandres des chemins agricoles, dans les champs environnant. La nuit noire et étouffante n'aide pas à s'orienter, mais nous finissons tant bien que mal par dénicher les pistes menant au désert, traversant des nuées de moustiques. Au même instant naît une nouvelle cellule orageuse, l'excitation remonte avec la musique et nous arrivons enfin au cœur des Bardenas. Là l'activité devient continue, et la foudre commence à pleuvoir à travers l'obscurité. Un ciel apocalyptique se dévoile à chaque éclair...

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Une image totalement brute lors du passage du noyaux orageux au-dessus de nous donne le ton... Les coups de foudre tombaient très près, nous étions cloisonnés dans la voiture, et capturer quelque chose était presque mission impossible tant les impacts tombaient aléatoirement autour de nous. Il fait alors nuit noire, mais la lumière se fait aveuglante à chaque impact proche.

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L'orage s'éloigne. Nous dormons dans la voiture... Au petit matin le paysage se révèle enfin au grand jour. Le désert ! 

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Nous sortons des Bardenas l'après midi après avoir fait un tour sur les pistes de terre, afin de nous ravitailler correctement en eau, nourriture et surtout en anti-moustiques...

Nous revoilà donc dans le désert. En plein soleil la chaleur est étouffante malgré un léger vent (brûlant, lui aussi). Une ambiance orageuse s'installe de nouveau peu à peu, l'endroit est extraordinaire, nouveau pour moi. Là encore, plus de vidéos que de photos, mais je réalise tout de même quelques clichés dans une cuvette aride. Un autre monde...

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Enfin vient l'instant fatidique : nous décidons d'aller faire un peu de repérage dans la Piskerra, une zone de la partie la plus célèbre de ce désert, les badlands à proprement parler. Malheureusement ces zones sont interdites jusque fin août pour cause de protection des oiseaux qui nichent dans le coin. Cause noble à la base, mais cette histoire va prendre des proportions démesurées...

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Nous grimpons donc vers une ancienne cabane / tour de guet perchée là-haut - de nombreux topos en parlaient - et un ancien escalier y mène (construit dans les années 1950, il est aujourd'hui à moitié effondré, mais le sentier reste praticable). Nous faisons quelques images et redescendons. C'est là que nous tombons sur deux gardes du parc qui nous déclarent qu'il est interdit d'aller là, etc. Nous n'avions croisé aucun panneau, mais... Nous encourons une amende assez disproportionnée car nous n'avons soit disant "pas le droit non plus de prendre des photos" (j'apprendrais plus tard - et sans surprises - qu'ils nous menaient en bateau, et n'avaient pas même le droit de nous adresser la moindre amende). Au final les deux gardes prendront nos noms mais ne mettront sur leur rapport que le fait que nous sommes entrés dans la zone. Bref, une péripétie un peu agaçante mais tant pis pour nous.

À noter que quelques centaines de mètres plus loin se trouve une base militaire où des avions de chasse larguent parfois des bombes, ce qui ne dérange apparemment pas les oiseaux... Qui ne sont d'ailleurs plus protégés une fois sortis de cette partie de la réserve, bref. Dans les interdictions (fictives pour la plupart) en cours : pas le droit de dormir dans le désert, même dans la voiture, pas le droit d'uriner - 150€ d'amende - etc. Mais apparemment respirer reste légal, nous sommes chanceux !

Bref, malgré ma volonté de rester, mon acolyte - manifestement impressionnable, et à qui appartient la voiture avec laquelle nous sommes venu - préfère reprendre la route direction Pampelune, où (heureusement pour l'ambiance) nous tomberont sur deux français en vadrouille dans un vieux van. Une belle soirée espagnole avant d'entamer, le lendemain, la route du retour.