03 - 07/03/2014 : Road Trip en Bretagne

Il n'y aura pas vraiment de récit à proprement parler de ce voyage vers les côtes bretonnes avec Camille. Seulement l'essentiel : un fil d'images, des bribes de texte... En ce qui concerne la série argentique elle est visible ici :


Nous arrivons de nuit en Bretagne, lundi soir. Carnac se trouve pratiquement sur notre route, et c'est là que nous ferons notre première halte.

L'ambiance est particulière ici, de nuit. Je n'en tirerais pas vraiment grand chose, embourbé dans les marais, mais quelques nuages qui défilent vers Orion, une lumière un peu étrange, une légère brise ; et la scène devient onirique l'espace d'un instant.


  • Jour 1

Mardi matin, c'est sur la côte sauvage de Quiberon que nous nous réveillons. Le vent souffle fort, d'impressionnantes vagues viennent s'écraser contre les falaises dans un fracas grandiose. Aucun répit pour ces rochers dressés contre l'océan, noyés dans l'écume.

Le soleil se lève. Les premiers rayons viennent frôler la crête des déferlantes, les mouettes luttent contre le vent au dessus des vagues et des falaises...

Un peu plus tard, nous partons pour un cimetière de bateaux plus à l'ouest...

(Pour ceux que ça pourrait intéresser, le groupe Atlantis Chronicles a tourné son clip de "Thousands Carybdea" à cet endroit).

Nous partons de nouveau plus à l'ouest, jusqu'à la pointe du Raz.

Le temps est mauvais... Ou excellent, suivant le point de vue. En ce qui me concerne, une pluie battante et un vent violent était une vision bien plus intéressante, grandiose pour moi, qu'un ciel bleu ensoleillé, cauchemar absolu bien peu représentatif de ce qu'est cette zone de la mer d'Iroise, où se dressent une série de phares dans la tourmente.

Une image numérique traitée d'une façon plus proche de celles argentique. Manque de grain, et d'un traitement éventuellement plus pictural, mais on s'approche du rendu recherché... Je trouve que cet aspect rends peut-être mieux justice à ces scènes bretonnes dramatiques.

La pluie se fait torrentielle, les rafales plus fortes. Nous retournons trempé jusqu'aux os à la voiture, et après avoir tenté de monter une corde à linge avec les ceintures de sécurité pour faire sécher nos vêtements, nous reprenons la route pour la zone de Crozon.

Nouveaux cimetières marins. Nouvelles ambiances, dans la bruine et le crépuscule. Nous sommes arrivé dans un chaos d'épaves de différentes époques, abandonnées là, pourrissant dans l'eau salée. L'atmosphère n'est pas vraiment gaie, mais évoque une certaine mélancolie...

À la nuit tombée, nous arrivons dans un troisième "cimetière", au cœur du port de Camaret.

Les bateaux ici sont plus récents, plus imposants. Un alignement de grandes carcasses rouillées, rongées par le sel, abrités derrière la digue. De nuit, l'éclairage du port leur donne une allure spéciale, et j'en arrive à faire quelques "portraits" d'épaves.

Bretagne 144.jpg

Nous repartons et allons nous garer non loin, sur la pointe de Pen-Hir, pour le prochain lever de soleil...


  • Jour 2

L'aube. Nous émergeons de la voiture, et chacun part de son côté. Je trimbale tout mon boxon jusqu'à la pointe, et admire les premiers rayons depuis le haut des falaises déchiquetées.

A l'est, la baie se teinte d'or dans une atmosphère paisible et brumeuse.

Et le soleil s'élève peu à peu...

Après une petite "séance guitare au soleil", nous repartons. Au bout de quelques péripéties, nous arrivons en fin d'après midi dans les environ de Kerlouan.

Le coucher de soleil se fait là encore dans une ambiance calme à la marée montante... Au loin, le phare de l'île Vierge se noie dans une lueur enflammée.

Le village de pêcheurs aux quelques toits de chaume s'endort doucement.


  • Jour 3

L'aube est terne alors que nous partons vers la côte de granit rose. L'endroit est assez joli mais vers midi, il est compliqué d'en tirer quelque chose d'original.

Même "problème" lorsque nous arrivons vers Plougrescant. Nous escaladons de grand monticules, et j'essaie de faire des vues plus abstraites.

La suite de notre périple finit par nous conduire en fin d'après midi à la pointe de Plouha. Là, les choses prennent une tournure plus intéressante.

Le soleil décline, des cirrus s'animent dans le ciel...

En revenant vers la plage, nous tombons face à ce port, qui dans cette lumière de l'heure bleue, prends une dimension toute différente de celle qu'il avait à l'heure où nous étions passé devant, la première fois. Il s'avère être le plus vieux port de Bretagne, une ancienneté qui se ressentait, tandis je tournais autour de l'étrange endroit pour tenter d'agencer ces formes graphiques et singulières, scène surréaliste teintée d'une harmonie particulière, presque évidente...

Nous reprenons alors la route, pour notre dernière étape du séjour, en ce jeudi soir de début mars. Le cap Fréhel, et son phare perçant l'obscurité nocturne.


  • Jour 4

L'ultime aube de notre voyage. La plus belle de toutes, au delà des falaises.